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Pendant que les murs montent

👋 Hello, c’est Alex. Comment allez-vous ?
Depuis un mois, je passe une grande partie de mes journées sur le terrain de notre futur centre socio-médical communautaire ici à Kawangu, Sumba Timur. Nous sommes entre cinq et huit à travailler là-bas, moi compris. Pour l’instant, il n’y a ni salle de soins, ni pharmacie, ni laboratoire.
Il y a de la terre, de la poussière, des pierres et un mur qui s’avance autour de notre terrain de 4 200 m². Environ 270 mètres de pierres, 1,22 mètres de haut, avec de solides fondations, notamment dans une partie plus humide. Ensuite, sur environ 20 % du terrain, nous allons rapporter du sirtu pour relever et niveler le sol. Cela semble éloigné de la médecine. Pourtant, éviter qu’un futur centre ne soit inondé, c’est déjà faire de la prévention.
L’électricité est arrivée. Nous avons installé 2200 watts, ce qui est suffisant pour les travaux. Pour que PLN puisse poser le compteur au nom de la Fondation, il fallait d’abord une construction. Nous avons donc terminé notre première petite maison en bois, de quatre mètres sur cinq.
Ce lopo (maisonnette en bois, typique de Sumba, visible sur la photo principale de ce mot) sert à s’abriter, à travailler, à manger, à dormir le soir et à ranger quelques outils. Ce n’est pas spectaculaire. Mais Rumah Kambera 2.0 existe désormais vraiment, même s’il tient encore dans quelques planches, un compteur électrique et beaucoup de pierres.
Pendant ce temps, les 28 agentes et agents de Kawan Sehat continuent de soigner dans leurs villages. Elles ont appris à examiner, à reconnaître les signes de danger, à traiter une plaie, à surveiller une fièvre, à utiliser les médicaments avec prudence et à savoir quand référer.
Nous leur apprenons aussi qu’un médicament n’est pas toujours la première solution. Parfois, la meilleure prescription consiste à expliquer comment nettoyer une plaie, conserver l’eau, se laver les mains, mieux manger ou reconnaître une infection avant qu’elle ne devienne grave.
C’est aussi ce que nous cherchons à comprendre dans notre étude sur le sepsis. Le travail de terrain est terminé
1 001 foyers dans neuf villages, soit plus de 5,800 personnes.
Depuis, nous sommes plongés dans les données. Une question revient : où perd-on du temps avant qu’une infection ne devienne une urgence ? Réponse le 13 septembre 2026, pour la journée mondiale du sepsis.
Dans le même esprit, nous allons installer de grands panneaux sur le dépistage du VIH et la gestion des déchets, conçus par notre équipe. Et commencer deux nouveaux réservoirs d’eau de 5 300 litres grâce à un donateur suisse que nous remercions beaucoup encore une fois.
Le 15 août, cette idée de prévention a pris un autre sens. À 5 h 58 du matin, un séisme de magnitude 7,7 a frappé Flores et plusieurs régions de Nusa Tenggara Timur.
Le dernier bilan fait état de 111 morts et de plus de 1 600 blessés. Trois semaines plus tard,188 161 personnes vivaient encore loin de chez elles, dans des lieux d'évacuation. Plus de 95 567 maisons ont été endommagées, dont plus de 27 414 gravement. Et la terre n'a pas cessé de bouger : près de 10'000 répliques ont été enregistrées en quinze jours. (Le BMKG en comptabilisait déjà 10 232 au matin du 31 août dernier et tous les jours nous en ressentons encore)
Amis proches et Fair Future ont déjà engagé environ 60 millions de roupies pour du matériel de reconstruction, des couvertures, des médicaments, des générateurs et des réservoirs d’eau. Après une catastrophe, il faut très vite retrouver un toit, de l’eau, de la lumière et de quoi se soigner.
Voilà un peu de notre vie en ce moment. Je passe beaucoup de temps avec des pierres, un niveau, des plans et de la poussière sur les vêtements. Mais au fond, tout cela reste le même travail : essayer de voir le problème avant qu’il ne devienne plus grave.
Merci d’être là, de nous lire et de continuer à nous accompagner. Ici, votre soutien devient très vite quelque chose de concret : une consultation, des médicaments, quelques mètres de mur, de l’eau dans une maison ou du matériel envoyé là où une famille vient de tout perdre.
Si vous souhaitez participer à l’aide après le séisme ou nous aider à poursuivre ce travail, vous pouvez le faire via la Fondation, par TWINT en Suisse ou par virement bancaire. Ici, cela devient très vite concret.
Alex, pour Fair Future, depuis Sumba Est - Nous sommes le 4 septembre 2026 |