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Un lieu pour soigner, apprendre et construire
👋 Hello, c’est Alex. Comment allez-vous ?
Je vous écris depuis Waingapu, sur ce terrain de 4'200 m² où nous allons construire Rumah Kambera 2.0. Le forage est terminé. L’eau est là, sous nos pieds, à faible profondeur. Aujourd’hui, nous avons commandé une grosse pompe submersible York et le matériel nécessaire pour commencer à pomper cette eau. Ce n’est pas encore un bâtiment. Ce n’est même pas encore un mur. Mais ici, c’est déjà une étape importante.
Parce qu’avant de construire une salle de soins, une pharmacie, un petit laboratoire ou un lieu de formation, il faut de l’eau. Il faut pouvoir laver, nettoyer, mélanger le ciment, préparer le terrain, travailler sans dépendre de camions-citernes ou de solutions fragiles. La semaine prochaine, nous commencerons à nettoyer le terrain. Ensuite, viendra le mur, un mur très simple, en pierres de montagne cimentées, fait avec ce que l’on trouve ici. Il délimitera le lieu, le protégera et donnera une forme concrète à ce futur centre socio-médical. Ce travail prendra environ un mois. Ce sont des gestes ordinaires, mais ils comptent. Chaque pierre posée dira que ce lieu commence à exister.
En même temps, le travail médical progresse fortement. L’étude sur la septicémie prend forme, pas dans un bureau climatisé, mais avec des médecins, des soignants, des équipes locales, des enquêteurs et des personnes qui connaissent les villages. À la fin du mois, nous formerons les personnes qui mèneront les entretiens dans les régions ultra-rurales.
Deux jours de formation, plusieurs médecins présents, un module imprimé d’une vingtaine de pages, des explications précises, des questions à poser avec respect, des réponses à écouter sans juger. Une étude comme celle-ci ne sert pas à remplir des cases. Elle sert à comprendre pourquoi une plaie, une fièvre, une diarrhée, une infection après un accouchement ou une opération peuvent devenir une urgence mortelle simplement parce que tout arrive trop tard.
C’est aussi ce que nous voyons chaque jour avec le programme Primary Medical Care. Les agentes et agents de Kawan Sehat continuent de traiter de nombreux patients, parfois même un grand nombre. Ils soignent des plaies, des infections, des fièvres, des douleurs, des enfants, des personnes âgées et des familles entières. Ils expliquent aussi. Ils montrent comment nettoyer une blessure, quand référer un malade, pourquoi l’eau propre améliore la santé, et pourquoi une infection ne doit pas être laissée sans traitement. Mais il y a une vérité simple et dure : nous manquons de médicaments. Beaucoup. Les centres médicaux publics en manquent aussi. Il n’y a pas toujours de quoi traiter correctement, ni même de quoi vacciner les enfants comme il faudrait. Je vous donne une image très personnelle : nous avons dû retourner à Denpasar pour vacciner notre propre fils, Soraï. Alors, imaginez les familles qui n’ont ni billet d’avion, ni voiture, ni argent, ni réseau pour demander de l’aide.
Et pendant tout cela, Water Connections continue, plus lentement que nous le souhaiterions. Nous avons lancé la construction des deux premiers réservoirs de cette année. Deux seulement, alors que nous aimerions en construire douze, peut-être quinze. Les financements ne suivent pas. C’est difficile, vraiment. Mais deux réservoirs, ici, ce n’est pas peu. C’est de l’eau stockée, filtrée et protégée. C’est moins de diarrhées, moins de plaies sales, moins de temps perdu à marcher, moins de fatigue pour les enfants et les mères. Un réservoir n’est pas un objet en béton. C’est une petite infrastructure de santé publique.
Je veux remercier de tout mon cœur celles et ceux qui ont déjà permis de financer ces premières étapes : le forage, la pompe, le nettoyage du terrain, le mur, les premiers réservoirs, les formations, les médicaments quand nous pouvons les acheter. Tout cela est très concret. Rien ne disparaît ni dans les onidans ni dans les promesses. Une pompe pompe de l’eau. Un mur protège un lieu. Un médicament traite un patient. Un module de formation prépare une personne à mieux écouter une famille. Un réservoir stocke l’eau potable destinée à plusieurs foyers.
Nous continuons ainsi, avec ce que nous avons, sans faire semblant que tout soit facile. Merci d’être là, de lire ces lettres, de comprendre que les grandes choses commencent souvent par de très simples gestes.
Alex, pour Fair Future - Nous sommes le vendredi 15 mai 2026 |