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Quand une lampe change la nuit, l’école et la vie
👋Hello, c’est Alex. Comment allez-vous ?
Il y a des projets qui ne se réduisent pas à une feuille Excel. Pas parce qu’ils sont mal planifiés, mais parce que le terrain décide pour vous. Le programme SolarBuddy en fait partie. Ce n’est pas une histoire de lampes. C’est une histoire de persévérance. De kilomètres. De fatigue. De visages. Et des gamins qui découvrent, pour la première fois, ce que signifie appuyer sur un bouton et voir la nuit reculer.
Pour 2025, le programme SolarBuddy arrive à son terme. Une année complète de travail. Vingt-quatre écoles. Vingt-quatre villages. 2 248 lampes distribuées (dont 24 lampes SolarBuddy Student pour électrifier une classe). 2 248 enfants, autant de familles, sans électricité à l’école, au village, à la maison. Des endroits que l’on atteint rarement par hasard. Pas de routes. Pas d’eau courante. Parfois même pas de sentier clair. Il faut des véhicules tout-terrain, du temps et de l’endurance. Et accepter que chaque déplacement prenne des jours.
La plupart du temps, nous partions pour au moins deux jours pour une seule école. Impossible d’enchaîner. On dort sur place. On porte le matériel. On s’adapte. Et surtout, on ne vient jamais uniquement pour distribuer des lampes. Ce serait absurde. Quand l’accès est aussi difficile, chaque déplacement doit servir à tout.
Alors, ces journées deviennent des journées complètes sur le terrain. Soins médicaux pour les enfants et les adultes. Distribution de médicaments essentiels. Prévention sanitaire à l’aide de nos affiches et de nos campagnes pour une vie saine. Discussions longues, parfois rudes, souvent essentielles. Dans beaucoup de villages, des agentes et agents de santé locaux sont là, en soutien. On travaille ensemble. On partage les informations. On renforce ce qui existe déjà.
Et au milieu de tout cela, il y a ce moment. Celui où l’enfant reçoit sa lampe. Ici, il n’y a pas de téléphone, pas de réseau, pas d’électroménagers. Pour beaucoup, c’est la première fois de leur vie. Le sourire est immédiat. Silencieux parfois. Inoubliable toujours.
Cette lampe permet d’étudier le soir. Marcher sur des chemins dangereux sans se blesser. Éviter les lampes à kérosène, les intoxications et les incendies. D’aller chercher de l’eau au puits. De cuisiner. De simplement se voir quand la nuit tombe. C’est peu, vu d’ailleurs. C’est immense, ici.
Mais il faut être clair. Ce projet ne s’arrête pas. Il se termine pour 2025. En 2026, il recommence. Peut-être avec 3'000 lampes en provenance d’Australie. Car la réalité est brutale. Plus de 100 écoles et villages n’ont toujours pas d’électricité. Plus de 10'000 enfants vivent encore dans le noir.
SolarBuddy n’est pas un événement ponctuel. C’est un engagement à long terme. Tant que ces régions resteront isolées, sans eau, sans routes, sans lumière, il faudra continuer à y aller. Encore. Et encore.
Merci d’être là, de lire ces lignes et de faire partie de cette histoire bien réelle.
Alex, pour Fair Future - le vendredi 6 février 2026 |