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Construire la santé, bien avant l’hôpital
👋 Hello, c’est Alex. Comment allez-vous aujourd’hui ?
Ici, entre Denpasar, Surabaya et Sumba, les journées sont longues, souvent poussiéreuses, parfois chaotiques… mais toujours pleines de sens. Ces dernières semaines, nous avons publié plusieurs articles qui racontent tous la même réalité simple : la santé ne commence pas dans un hôpital. Elle commence bien avant. Elle commence avec de l’eau propre, avec des villages qui comprennent les dangers des déchets, avec des enfants qui peuvent boire sans tomber malades. Dans certaines régions rurales d’Indonésie, les maladies diarrhéiques, la dengue ou la rubéole ne sont pas des fatalités biologiques. Elles sont presque toujours liées à l’environnement, à la pauvreté et au manque d’infrastructures. C’est pourquoi notre travail consiste souvent à construire, expliquer, réparer, transporter… avant même de soigner.
Sur le terrain, le programme Primary Medical Care continue de grandir. Les agentes de santé Kawan Sehat voient aujourd’hui entre 700 et 1 000 patients chaque mois dans des villages où il n’existe parfois ni route ni médecin. Ce sont elles qui traitent les infections simples avant qu’elles ne deviennent des urgences graves. Ce sont elles aussi qui expliquent pourquoi l’eau doit être protégée, pourquoi les plaies doivent être désinfectées, et pourquoi les moustiques transmettent la malaria. Dans les mois qui viennent, nous renforcerons ce programme et passerons progressivement de 20 à près de 30 agentes de santé afin d’étendre cette présence médicale dans des zones où le système de santé public s’arrête souvent avant le dernier village.
L’autre priorité reste l’eau. L’année dernière, nous avons construit plusieurs réservoirs en ferro-ciment et un grand réservoir de plus de cent mille litres dans le village de Laindatang. Aujourd’hui, les familles peuvent boire, cuisiner et vivre la saison sèche sans dépendre de sources contaminées ou de livraisons coûteuses. Mais le besoin reste immense. Cette année, nous préparons la construction d’au moins douze nouveaux réservoirs de 5 300 litres, une solution simple mais décisive pour la santé des enfants et des familles. Dans ces régions, chaque litre d’eau propre réduit les infections, les hospitalisations et parfois même les décès évitables.
Comme nous vous en parlions dans notre dernière lettre d'information, nous travaillons également sur un autre projet important : la construction d’un nouveau centre médical et logistique, qui remplacera notre base actuelle de Rumah Kambera, devenue trop petite et trop fragile pour les activités de la fondation. Ce futur camp de base permettra de stocker les médicaments, de former les agentes de santé, de réparer les équipements et d’organiser nos missions dans toute la région. Ce sera un lieu simple, mais essentiel pour poursuivre ce travail dans la durée.
Le monde traverse une période étrange et parfois inquiétante. Les financements humanitaires diminuent partout, les crises se multiplient et les besoins augmentent. Pourtant, sur le terrain, nous continuons simplement à faire ce que nous savons faire depuis bientôt vingt ans : traiter, prévenir, construire, expliquer, transporter. Pas à pas, projet après projet. Si tout cela est possible, c’est grâce aux personnes qui suivent notre travail, lisent ces lignes et décident, d’une manière ou d’une autre, de rester à nos côtés.
Merci pour votre confiance, et surtout merci de continuer à vous intéresser à ce qui se passe ici, dans ces villages oubliés où chaque action concrète peut changer une vie.
Alex, pour Fair Future - Nous sommes le lundi 16 mars 2026 |