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Quand le travail dépasse les murs

👋 Hello les amis, c’est Alex. Comment allez-vous ?
En principe, cette lettre part le vendredi. Cette fois, elle arrive avec quatre jours de retard. J’ai travaillé tout le week-end. Ici, le terrain ne connaît ni vendredi ni dimanche. Les patients non plus.
Chaque mois, plusieurs centaines de personnes sont prises en charge par nos équipes. Le programme Primary Medical Care continue de grandir. Nous préparons son extension, avec un passage progressif de 20 à 30 agents de santé communautaires. Cela signifie davantage de consultations, des diagnostics plus précoces et moins de complications graves. Cela implique aussi davantage de responsabilités, davantage de supervision et davantage de médicaments à sécuriser.
Par ailleurs, nous poursuivons notre combat contre les maladies infectieuses. Vous avez peut-être lu nos derniers articles sur le coût caché du retard en médecine rurale, sur ces décès géographiques, sur l’absurdité des antibiotiques sans laboratoire, sur la malnutrition qui multiplie les infections. Tout cela n’est pas théorique. C’est notre quotidien.
Nous attendons également l’arrivée d’un nouveau lot d’environ 2'500 lampes SolarBuddy© destinées à des écoles et des villages sans électricité. Nous travaillons à un soutien spécifique pour des enfants handicapés qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’aux centres de soins. Nous poursuivons les formations à Kawan Sehat, car la compétence locale reste la clé de tout.
Au milieu de cette intensité, une réalité s’impose. Rumah Kambera, notre base que nous louons depuis 2019, est devenue trop petite, trop fragile.
C’est là que nous stockons les médicaments, préparons les sacs médicaux et coordonnons les programmes d’eau, d’énergie et de prévention.
C’est notre cœur opérationnel. Mais le bâtiment se dégrade et ne correspond plus à l’ampleur de nos activités. Le facteur limitant n’est plus humain. Il est structurel.
Pas un symbole. Une base opérationnelle.
Nous avons acquis un terrain et conçu un centre médico-social et logistique pensé pour les vingt prochaines années. Une pharmacie sécurisée et un centre médical avec un laboratoire déjà financé, des espaces de stockage structurés, des ateliers techniques, des bureaux et des lieux de coordination, un amphithéâtre communautaire, une grande cuisine collective, des logements pour le staff et les volontaires, ainsi que des jardins médicinaux et des potagers. Un lieu de travail, de formation et de vie.
J’ai pris le temps de rédiger un document complet présentant le projet, son sens, son calendrier et son budget. ⬇Il est disponible ici en français. Je vous invite simplement à le lire. Comprendre ce que nous construisons, c’est déjà faire partie de cette étape.
Pendant que nous pensons à l’avenir, nous continuons à soigner, à prévenir, à former et à bâtir. Rien ne s’arrête. C’est justement parce que le travail grandit que nous devons structurer sa base. Merci d’être là, fidèles, attentifs, engagés.
Alex, pour Fair Future - Nous sommes le mardi 3 mars 2026 |